Point Hebdo : US : La hausse des taux s’éloigne…

Les marchés américains hésitent, le S&P 500 termine sur une légère hausse de 0.35% sur la semaine à la suite de publications macroéconomiques mitigées. A l’inverse, en Europe, les bonnes données économiques ont encouragé une progression de 1% de l’Euro Stoxx 50.
Les marchés européens connaissent leur meilleur trimestre depuis 1998 : le DAX ainsi que le CAC40 ont progressé respectivement de 22% et 17.8%, poussés particulièrement par les valeurs automobiles (+32%) et bancaires (+13.5%). Cependant, les fortes variations sur les devises fournissent également, à l’investisseur européen, des performances exceptionnelles sur le reste du monde. Depuis le début de l’année, celui-ci a gagné près de 25% en pariant sur la bourse de Tokyo (avec la hausse du yen contre l’euro) et plus de 13% en misant sur Wall Street (hausse du dollar).

Aux États-Unis, les anticipations du début du resserrement monétaire mené par la Fed évoluent. Les opérateurs repoussent l’échéance pour 50% d’entre eux au-delà du mois d’octobre. Ceci est la conséquence de la spectaculaire détérioration du marché du travail aux États-Unis au mois de mars. En effet, l’économie américaine n’a créé que 126 000 emplois le mois dernier (moitié moins que prévu par le consensus). Paradoxalement, la faiblesse de l’emploi américain a profité aux marchés actions, qui anticipent une période de taux bas plus longue que prévue.
Conjointement, le pétrole brut rebondit de 5% sur la semaine et reste toujours très volatil après avoir chuté suite aux craintes du retour du brut iranien dès 2016, dans un marché déjà saturé.

En zone euro la hausse se poursuit et le risque de déflation s’éloigne au fur et à mesure que les fondamentaux macroéconomiques s’améliorent. L’indice PMI de la zone euro est ressorti à 52.2, en hausse de 0.3 points par rapport au consensus, l’indice a connu la plus forte amélioration en un mois depuis janvier 2014. En tête, l’Allemagne connaît la croissance manufacturière la plus soutenue depuis avril 2014 avec un indice PMI manufacturier sorti à 52.8 (contre 52.4 prévu par le consensus). Cependant, nous observons cette dynamique également dans les trois autres économies les plus importantes de la zone euro (France, Espagne, Italie).
La baisse de la devise, celle des prix des matières premières, la diminution progressive de l’austérité et la reprise des crédits bancaires sont les quatre raisons principales de cette embellie conjoncturelle. L’inflation reste proche de zéro, mais l’accélération de la croissance est réelle, son pic pouvant atteindre 3% au cours des 18 prochains mois. Au-delà, l’horizon semble moins rayonnant, car l’évolution de l’Europe vers une réelle union monétaire se fait trop doucement. Dans ce cadre, un positionnement modérément positif est de mise, notamment sur la dette privée. Pour la dette gouvernementale, la neutralité s’impose.

Voici un point sur la gestion de nos fonds :

Optimum

Les performances sont arrêtées au Mercredi 1er avril en raison du calcul de VL à J+2 nécessaire pour éviter le décalage entre la valorisation des futures et celle des OPCVM sous-jacents. Sur la période, la VL est en hausse de 0.23%. Cette baisse est essentiellement due à la stratégie de portage obligataire qui bénéficie de la belle progression des emprunts du Crédit Agricole et d’Abengoa au Portugal. Néanmoins, l’Alpha Portable contribue aussi positivement avec en premier lieu, le fonds spécialisé sur la zone euro de chez Schroders qui gagne près de 3% sur la semaine. Nous n’avons pas réalisé d’opérations significatives cette semaine. La performance depuis le début de l’année du FCP Optimum est de +2.27% alors que son objectif de gestion, l’EONIA+1% est en progression de 0.24% sur la même période. Les encours sont de 21 mln d’euros.

Taux Réels Européens

Au cours de la semaine, la VL du FCP Taux Réels Européens progresse de 0.06%. Le portefeuille est aujourd’hui positionné avec une sensibilité faible aux taux d’intérêts (proche de 0), une exposition à la dette périphérique sur des maturités inférieures à 10 ans et un spread moyen au-dessus de la courbe allemande de 1.2% pour un rating moyen de notation investissement. La performance depuis le début de l’année est de +2.14% contre +0.61% pour son indice de référence. L’encours s’établit à 35 mln d’euros.

Amaïka 60

Sur la semaine, la VL du FCP Amaïka 60 progresse de 0.48% alors que dans le même temps, les actions internationales (dividendes réinvestis) exprimées en euros sont en hausse de 0.36% et l’Eurostoxx50 dividendes réinvestis gagne 1.09%. Parmi les plus fortes contributions positives à la performance, on trouve notre position sur le fonds Shanti Indiasean mais aussi celles sur les fonds de chez Schroders et de chez Pioneer investis en actions de la zone Euro. Au cours de la semaine, nous avons légèrement renforcé notre exposition en actions qui est désormais à 51.5%. La performance depuis le début de l’année du FCP Amaïka 60 est de +8.16%. Les encours sont de 28.8 mln d’euros.

Résilience

La VL est calculée en J+2 (comme Optimum) pour éviter le décalage entre la valorisation des futures et celle des OPCVM sous-jacents et les performances sont arrêtées au 1er avril. Au cours de la semaine, la performance est de 0.69% alors que dans le même temps, l’Eurostoxx50 dividendes réinvestis progresse de 1.26% et les actions internationales exprimées en Euros (dividendes réinvestis) de 1.18%. Au cours de la semaine, nos expositions au fonds Allianz Europe Equity Growth, Comgest Nouvelle Asie et à l’indice Eurostoxx50 via les marchés à terme sont les contributions les plus positives. Par effet miroir, l’exposition à l’euro sur les marchés à terme freine la progression de la valeur liquidative du portefeuille. L’exposition action du portefeuille s’inscrit à 71%. La performance depuis le début de l’année du FCP Résilience est de +9.07%. Les encours sont de 14.25 mln d’euros.

Altiflex

Sur la semaine, la VL est en hausse de 0.28%, alors qu’en même temps, la performance des actions internationales (dividendes réinvestis) exprimées en Euros s’établit à +0.36%. Les titres CBRE Group et Delphi Automotive ont été particulièrement recherchés cette semaine avec des hausses respectives de 8.2 et 4.8%. Le fonds Pictet Global Megatrend réalise aussi une excellente semaine en progressant de 2%. Déception du côté de Delta Airlines, en recul de 6% mais aussi du laboratoire pharmaceutique britannique Shire qui baisse de 5%. Cette semaine, nous avons vendu notre position en Resona Holding pour couvrir un rachat. L’exposition du portefeuille aux marchés actions reste ainsi stable à 89%. La performance depuis le début de l’année s’établit à +9.87% contre +7.17% pour son indice de référence (50% MSCI Monde dividendes réinvestis/50% EONIA Capitalisé). Les encours sont de 12.8 mln d’euros.

Maxima

Sur la semaine, la VL du FCP Maxima affiche une hausse de 0.39% alors que dans le même temps, l’indice Eurostoxx50 dividendes réinvestis gagne 1.09%. Ce résultat s’explique essentiellement par la sous exposition du portefeuille dans un contexte de marché haussier. Au niveau des titres, notre sélection s’avère plutôt performante notamment grâce aux valeurs financières (ING, Société Générale, Allianz, Axa..) alors qu’à l’inverse, Total et Daimler déçoivent. Cette semaine, nous avons arbitré dans le secteur industriel le titre Airbus en faveur de Deutsche Post en Allemagne. L’exposition du portefeuille est restée stable, légèrement au-dessus de 70% et marque toujours notre prudence devant les progressions récentes. La performance du FCP Maxima depuis le début de l’année est de +13.38% contre +18.48% pour l’Eurostoxx50 dividendes réinvestis. Les encours sont de 5.1 mln d’euros.

N.B : Les performances et réalisations du passé ne constituent en rien une garantie pour des performances actuelles ou à venir. Elles ne sont pas stables dans le temps.