Point Hebdo : Europe : le risque politique nourrit la volatilité…

Les marchés sont en repli sur la semaine. L’Eurostoxx 50 recule de 3.7% et enregistre sa plus mauvaise semaine depuis décembre 2014. Le S&P 500 perd 0.9% alors que l’EUR/USD  bondit  de 1.9% pour se stabiliser à 1.08.

La tendance était à la prise de bénéfices sur les marchés européens en fin de semaine, alors que l’attention des investisseurs s’est portée sur l’environnement obligataire avec la réunion de la BCE mercredi et les inquiétudes sur la Grèce. En effet, l’agence Standard & Poor’s  a dégradé jeudi la notation de la Grèce de B- à CCC+ ainsi que sa perspective à « négative » en raison notamment de la lenteur des négociations avec l’Eurogroupe et au regard de la situation de liquidité plus qu’inquiétante d’Athènes. Le gouvernement hellène maintient l’idée que la priorité est de relancer  la croissance alors que les autres pays de l’Union lui demandent d’abord de confirmer son engagement à rembourser les dettes existantes avant d’investir davantage de capitaux dans le pays. Si ce dernier fait défaut, alors le risque d’une sortie de l’euro augmente nettement. Une nouvelle drachme serait nettement dévaluée, mais permettrait à la Grèce de retrouver sa flexibilité et certainement la croissance en abandonnant un « corset » par trop germanique. Bien sûr, d’autres pays du sud pourraient ensuite être tentés de suivre cette voie, l’euro n’étant plus une Union Monétaire irrévocable, mais plutôt un système de taux de changes fixes  incapables de s’ajuster au fil du temps. C’est dans ce contexte que les taux périphériques se sont tendus la semaine passée.
Parallèlement, lors de la conférence de presse suivant le Conseil des Gouverneurs, Mario Draghi a insisté sur l’importance des anticipations d’inflation, en hausse continue au sein de la zone euro. Cependant, les taux souverains européens atteignent de nouveaux plus bas historiques; le rendement du Bund ressort presque négatif à 0.08% et celui de l’OAT en dessous de 0.4%. La combinaison de taux nominaux en baisse et d’une inflation en hausse correspond à un recul des taux réels : une aubaine pour les agents très endettés comme les États. De plus, les banques européennes bénéficient déjà des effets du programme de la BCE et assouplissent leurs conditions de crédit aux entreprises et aux particuliers, moteur de la croissance.

Outre-Atlantique, les indices US étaient assez mitigés, dans un contexte de statistiques macroéconomiques plutôt décevantes. Les prix à la consommation ont augmenté de 0.2% en mars alors que les économistes attendaient en moyenne une accélération à 0.3% : le rythme annuel est cependant sur une trajectoire de +1.7 à +1.8% qui reste toujours très proche de l’objectif de la FED. Sur le plan microéconomique, de nombreuses publications de résultats ont alimenté l’actualité financière. Le S&P 500 a perdu 1.1% vendredi après la publication de résultats trimestriels jugés décevants par les groupes industriels Honeywell International et General Electric, qui ont souffert de l’envolée du dollar. En parallèle, le secteur pétrolier a contribué à soutenir les indices, grâce notamment à un net rebond des prix du baril sur les 5 dernières séances (WTI : +8%). Cette reprise intervient dans un contexte de ralentissement de la production aux US (baisse de la production mensuelle du pétrole de schiste), et de hausse de la demande mondiale cette année selon le rapport mensuel de l’OPEP.

Ainsi, la stabilisation relative du dollar et le rebond des cours du pétrole suggèrent que la décélération du cycle mondial entamée fin 2014 touche à sa fin. Les marchés émergents, très pénalisés relativement aux indices développés (États-Unis, Europe et Japon), rebondissent depuis mi-mars mais restent en-dessous de leur niveau de septembre dernier. Cependant, les scénarios négatifs ne peuvent pas être exclus. Prolongement du ralentissement aux États-Unis, risque politique en Europe, voire dérapage de l’économie chinoise : l’optimisme retrouvé sur le Vieux Continent après le rebond des indices d’activité masque une dynamique encore fragile dans le reste du monde.

 

Voici un point sur la gestion de nos fonds :

 

Optimum

Les performances sont arrêtées au Jeudi 16 avril en raison du calcul de VL à J+2 nécessaire pour éviter le décalage entre la valorisation des futures et celle des OPCVM sous-jacents. Sur la période, la VL est en hausse de 0.08%. Cette semaine, les deux moteurs de performance, à savoir l’Alpha Portable et le Portage Obligataire contribuent positivement à la performance de la semaine. La stratégie de Portage Obligataire a bénéficié de la bonne tenue de l’obligation Bombardier 2021. Au sein de la stratégie d’Alpha Portable, on peut noter la bonne contribution du FCP Evolution Europe sur les actions européennes et du FCP MW Sakura Fund sur le Japon. Au cours de la semaine nous avons pris nos bénéfices sur l’obligation Findus 2018 dont le rendement à l’échéance était tombé à un niveau très bas. La performance depuis le début de l’année du FCP Optimum est de +2.60% alors que son objectif de gestion, l’EONIA+1% est en progression de 0.27% sur la même période. Les encours sont de 20.6 mln d’euros.

Taux Réels Européens

Au cours de  la semaine, la VL du FCP Taux Réels Européens baisse de 0.13%. Le portefeuille reste positionné avec une sensibilité faible aux taux d’intérêts (proche de 0). L’exposition à la dette périphérique est actuellement couverte par vente de contrats sur le BTP italien. Déjà défensif en début de semaine, ce positionnement immunise largement le portefeuille contre les potentielles dégradations des marchés obligataires « risqués ». Par ailleurs, la couverture sur la courbe allemande a été réduite, de façon à ne pas pénaliser le portefeuille dans le cas d’une surperformance des emprunts allemands. La performance depuis le début de l’année du FCP Taux Réels Européens est de +2.16% contre +0.69% pour son indice de référence. L’encours s’établit à 35.3 mln d’Euros

Amaïka 60

Sur la semaine, la VL du FCP Amaïka 60 recule de 0.21% alors que dans le même temps, les actions internationales (dividendes réinvestis) exprimées en euros sont en baisse de 1.93% et l’Eurostoxx50 dividendes réinvestis perd 3.67%. Les couvertures que nous avions mis en place sur l’Eurostoxx50 ont permis au portefeuille de résister dans un contexte de forte correction. Parmi les plus fortes contributions positives à la performance, on trouve nos positions sur les actions Japonaises avec le FCP MW Sakura Fund ainsi que notre position sur le secteur de l’Énergie au travers du FCP Turgot Pure Energy. Au cours de la semaine, nous avons légèrement réduit notre exposition en actions de la Zone Euro. L’exposition action du portefeuille est désormais à 42%. La performance depuis le début de l’année du FCP Amaïka 60 est de +9.25%. Les encours sont de 30 mln d’euros.

Résilience

La VL est calculée en J+2 (comme Optimum) pour éviter le décalage entre la valorisation des futures et celle des OPCVM sous-jacents et les performances sont arrêtées au 16 avril. Au cours de la semaine, la performance est de +0.5% alors que dans le même temps, l’Eurostoxx50 dividendes réinvestis baisse de 0.73% et les actions internationales exprimées en Euros (dividendes réinvestis) progressent de 0.65%. Au cours de la semaine, nos expositions aux marchés par les marchés à terme à l’euro et à l’indice des entreprises chinoises basées à Hong-Kong ainsi que notre position sur le fonds Acatis Deutschland sont les contributions les plus positives. L’exposition à l’Eurostoxx50 par les marchés à terme freinent la progression de la valeur liquidative du portefeuille. L’exposition action du portefeuille s’inscrit à 64%. La performance depuis le début de l’année du FCP Résilience  est de +11.02%. Les encours sont de 14.3 mln d’euros.

Altiflex

Sur la semaine, la VL du FCP Altiflex est en baisse de 1.56%, alors qu’en même temps, la performance des actions internationales (dividendes réinvestis) exprimées en Euros est de -3.41%. Le secteur pétrolier progresse malgré une baisse généralisée des marchés, porté par le rebond des cours du pétrole. Le titre Schlumberger, plus forte hausse du portefeuille gagne 4.2% sur la semaine. Egalement, en Asie, et notamment à Singapour, la dynamique était bonne, profitant à DBS Bank qui s’octroie 3.4%. Cependant, c’est bien notre prudence qui permet de conserver une partie des performances réalisées grâce aux couvertures mises en place au fur et à mesure de la progression des actions internationales, l’exposition du portefeuille aux marchés actions ayant été de nouveau réduite à 76% en milieu de semaine. Au sein du portefeuille, sur le secteur pétrolier US, le titre Halliburton a été cédé au profit de Tresoro Corp et la ligne sur Baker Hughes a été vendue afin d’investir sur Kinder Morgan. La performance du FCP Altiflex depuis le début de l’année s’établit à +11.40% contre +8.62% pour son indice de référence (50% MSCI Monde dividendes réinvestis/50% EONIA Capitalisé). Les encours sont de 13.5 mln d’euros

Maxima

Sur la semaine, la VL du FCP Maxima est en baisse de 1.49% alors que dans le même temps, l’indice Eurostoxx50 dividendes réinvestis perd 3.67%. Ce résultat s’explique essentiellement par une sous exposition du portefeuille dans une phase de consolidation de marché. La plupart des valeurs et des fonds détenus en portefeuille sont en baisse sur la semaine. Cependant, nos couvertures, traduisant notre prudence actuelle, permettent de limiter l’impact de la correction du marché sur le portefeuille. Au cours de la semaine, le titre Siemens a été cédé au profit de Air Liquide. L’exposition du portefeuille est cependant restée stable à 70%. La performance du FCP Maxima depuis le début de l’année s’établit à +13.44% contre +19.53% pour l’Eurostoxx50 dividendes réinvestis. Les encours sont de 5.2 mln d’euros.

N.B : Les performances et réalisations du passé ne constituent en rien une garantie pour des performances actuelles ou à venir. Elles ne sont pas stables dans le temps.



    


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