Point Hebdo : La FED au pied du mur

Après le discours très accommodant, mais difficile à interpréter, de Janet Yellen le 17 Septembre dernier, les investisseurs ont vécu un début de semaine chaotique. Il a fallu attendre vendredi et la clarification des intentions de la Fed, pour que le marché trouve un peu de soutien. Le message est dorénavant plus clair : si l’inflation et l’emploi restent stables, il y aura bien une hausse de taux de 25 points de base en 2015. Ainsi, le marché, qui redoutait depuis plusieurs années un durcissement de la politique monétaire semble dorénavant saluer son arrivée. Cependant, malgré un net rebond vendredi, l’Eurostoxx 50 perd 1.4% sur la semaine, le S&P 500 cède 0.7% et le Topix japonais baisse de 0.6%.

Le ton rassurant de Janet Yellen et la révision en hausse de la croissance US au deuxième trimestre de +3.7% à +3.9% renforce la confiance dans la vigueur de l’économie américaine. Parallèlement, la démission surprise de John Boehner, le Président républicain de la Chambre des Représentants devrait permettre d’éviter un arrêt brutal des services publics à court terme. Toutefois, la question de coupes dans les dépenses publiques reste encore un sujet d’actualité qui pourrait impacter la croissance du pays.

La semaine sous revue a également été marquée par le scandale Volkswagen. Le constructeur automobile a équipé ses modèles diesel (VW et Audi depuis 2009) d’un logiciel permettant de contourner les tests d’émission de certains polluants atmosphériques. Bien que les conséquences soient directes pour le groupe, elles touchent indirectement les autres acteurs et industries. Un tel choc de confiance jette le doute sur la totalité des entreprises dites socialement responsables et sur leurs engagements réels.
Parallèlement, on assiste à une remontée du risque politique en Europe avec la victoire des séparatistes Catalans qui représente un risque significatif pour l’Espagne. Une sécession réussie pourrait montrer le chemin à d’autres régions riches et frontalières comme notamment le Pays Basque ou la Navarre.
En marge, les fondamentaux économiques poursuivent leur amélioration en Zone Euro. Les prêts aux ménages s’affichent en hausse de +1% sur un an glissant, après +0.9% en juillet. Les encours de crédit aux entreprises restent également sur une tendance positive, marquant une hausse de 0.4% après 0.3% en juillet. Ces statistiques reflètent une demande de crédit en accélération et un accompagnement par les banques qui bénéficient de conditions de financement très favorables.

En Chine, la baisse de l’activité ne semble pas généralisée et se concentre pour le moment sur l’immobilier et les matières premières. En effet, même si le rythme de la croissance ralentit, la consommation reste sur une tendance positive. L’entreprise d’habillement japonaise « Fast Retailing » (marque Uniqlo) apporte quelques précisions micro-économiques à ce sujet. Celle-ci déclare n’observer aucun ralentissement de la demande pour ses produits en Chine (et ce alors que les tensions géopolitiques persistantes entre le Japon et la Chine aurait pu en faire une des premières victimes).
De l’autre côté au Japon, alors que l’indice PMI manufacturier nippon est sorti en dessous des attentes à 50.9 contre un consensus à 51.2, le Topix résiste plutôt bien sur la semaine (-0.6%). Shinzo Abe a offert un soutien supplémentaire en déclarant que de nouvelles mesures allaient être prises pour consolider les réformes sociales et économiques entreprises ces derniers mois.

Voici un point sur la gestion de nos fonds :

Optimum

Les performances sont arrêtées au Jeudi 24 septembre en raison du calcul de VL à J+2 nécessaire pour éviter le décalage entre la valorisation des futures et celle des OPCVM sous-jacents. Sur la période, la valeur liquidative reste relativement stable, en baisse de 0.04%. La stratégie de Portage Obligataire est toujours sous pression, mais la contribution positive de l’Alpha Portable permet de préserver l’évolution de la valeur liquidative du portefeuille. Au sein de la stratégie d’Alpha Portable ce sont les fonds investis en actions Européennes et en actions de la Zone Euro qui ont affiché les plus fortes contributions positives. Au cours de la semaine nous n’avons pas réalisé d’opération significative. La performance depuis le début de l’année du FCP Optimum est de +2.40% alors que son objectif de gestion, l’EONIA+1% est en progression de 0.68% sur la même période. Les encours sont de 20.5 mln d’euros.

Taux Réels Européens

Au cours de la semaine, la valeur liquidative baisse de 0.94%. Cette baisse est due essentiellement au net écartement de spreads sur la dette privée. Cet écartement est d’autant plus brutal que l’émetteur est lié au marché des matières premières (Glencore, Anglo-American) ou aux marchés émergents (Oï, Votorantim). Du point de vue des taux, alors que les emprunts d’États semblent correctement valorisés, ce sont les emprunts privés qui sont désormais attractifs, notamment du point de vue des taux réels. Dans ce cadre, une partie des liquidités disponibles a été investie au cours de la semaine sur des titres Investment Grade (Telkom Austria 2021, Verbund 2024, RWE 2024), High Yield (Bank of Ireland AT1) ou émergents (Gazprom 2021). Compte tenu de ces derniers investissements, le portefeuille est investi sur une notation moyenne proche de BBB, une sensibilité de 4.3 et un écart de taux de 2.70% par rapport à l’Allemagne. Le rendement réel du portefeuille augmente pour s’inscrire à 2.66%. La réduction de ce spread dans le cadre de la politique monétaire accommodante de la BCE est le principal moteur de performance du fonds.
La performance depuis le début de l’année du FCP Taux Réels Européens est de -0.02% contre +1.76% pour son indice de référence. L’encours s’établit à 44.7 mln d’euros.

Amaïka 60

Sur la semaine, la VL du FCP Amaïka 60 baisse de 1.31% alors que dans le même temps, les actions internationales (dividendes réinvestis) exprimées en euros reculent de 0.41% et que l’Eurostoxx50 dividendes réinvestis perd 1.36%. La performance hebdomadaire est pénalisée par certains fonds détenus en portefeuille et qui à la date de publication de la valeur liquidative n’intègrent pas encore la forte journée de hausse de vendredi dernier. Sur la période sous revue, le portefeuille a souffert à la fois de son exposition action et de son exposition en obligations du fait de l’écartement des spreads sur le segment du High Yield. Notre exposition sur le dollar a eu un impact positif sur la performance de la semaine. L’exposition action est restée stable, à 54% du portefeuille. La performance depuis le début de l’année du FCP Amaïka 60 est de +1.71%. Les encours sont de 30.5 mln d’euros.

Résilience

La VL est calculée en J+2 (comme Optimum) pour éviter le décalage entre la valorisation des futures et celle des OPCVM sous-jacents et les performances sont arrêtées au 24 septembre. Au cours de la semaine, la performance est de -0.56% alors que dans le même temps, l’Eurostoxx50 dividendes réinvestis baisse de 7.23% et les actions internationales exprimées en Euros (dividendes réinvestis)  de 3.71%. Au cours de la semaine, nos couvertures sur les marchés à terme (S&P500) et notre position sur le fonds Exane Overdrive sont  les principales contributions positives. Notre exposition sur l’Eurostoxx50 par les marchés à terme et aux fonds Taux Réels Européens et Exane Prime Technology sont  les principales contributions à la baisse de la valeur liquidative du portefeuille.
L’exposition aux  actions du portefeuille s’inscrit à 26%. La performance depuis le début de l’année du FCP Résilience est de +5.24%. Les encours sont de 16.4 mln d’euros.

Altiflex

Sur la semaine, Altiflex perd 0.23% alors qu’en même temps, le marché des actions internationales (dividendes réinvestis) exprimé en Euros recule de 0.41%. La sélection de titres a fait preuve de résistance cette semaine grâce notamment à la bonne tenue des valeurs anglaises puisque Imperial Tobacco, National Grid et 3I Group progressent toutes de plus de 3%. Par contre, la plupart des fonds en portefeuille n’intègrent pas encore dans leur valorisation la hausse de Vendredi et affichent par conséquent une contribution hebdomadaire négative. Enfin, et malgré un marché baissier, notre politique de gestion de l’exposition actions contribue positivement au résultat grâce au renforcement effectué Jeudi, non loin des plus bas du marché, qui nous a permis d’amplifier assez largement le mouvement haussier de Vendredi. En dehors de ce renforcement de l’exposition qui a consisté à passer de 120 à 130%, nous n’avons pas réalisé d’opération au cours de cette semaine. La performance depuis le début de l’année s’établit à +0.13% contre +1.22% pour son indice de référence (50% MSCI Monde dividendes réinvestis/50% EONIA Capitalisé). Les encours sont de 12.4 mln d’euros.

Maxima

Sur la semaine, la valeur liquidative du FCP Maxima cède 0.81% alors que dans le même temps, l’indice Eurostoxx50 dividendes réinvestis est en baisse de 1.36%. Le simple fait de ne pas être investi sur le titre Volkswagen aura permis d’épargner quelques dizaines de points de base de performance dans la baisse du marché. Le portefeuille aura décidément été très impacté par le comportement du marché allemand puisque les meilleures contributions sont germaniques avec les hausses de Deutsche Tel, Bayer et Deutsche Post qui par ailleurs auront permis d’atténuer l’impact du recul (par sympathie) de Daimler (-9%). Par contre, comme pour Altiflex, la plupart des fonds en portefeuille n’intègrent pas encore dans leur valorisation la hausse de Vendredi et affichent par conséquent une contribution hebdomadaire négative. En augmentant l’exposition du portefeuille Jeudi sur la faiblesse du marché nous avons pu amplifier le mouvement de hausse de Vendredi et annuler ainsi l’effet négatif de notre politique de gestion de l’exposition sur la semaine. En dehors de ce renforcement de l’exposition qui a consisté à passer de 120 à 130%, nous avons aussi renforcé la ligne en Axa. La performance du FCP Maxima depuis le début de l’année est de +7.93% contre +1.05% pour l’Eurostoxx50 dividendes réinvestis. Les encours sont de 5 mln d’euros.

N.B : Les performances et réalisations du passé ne constituent en rien une garantie pour des performances actuelles ou à venir. Elles ne sont pas stables dans le temps.