Point Hebdo : Le pessimisme s’estompe

Après un trimestre caractérisé par des phases d’inquiétudes sur la pérennité de la croissance mondiale, les premières publications d’indicateurs d’activité économique laissent entrevoir un recul moins marqué qu’escompté. Même si les incertitudes sur l’avenir de la politique monétaire outre-Atlantique favorisent la volatilité, les autres économies développées paraissent résilientes. Au cours d’une semaine volatile, les marchés américains ont entamé une forte remontée dans les dernières heures de cotation de la semaine. Ainsi, le S&P 500 affiche une performance hebdomadaire positive de +0.7% alors que l’Eurostoxx 50 (-0.8%) et le Topix japonais (-0.7%) ne profitent de cette vague d’achat seulement aujourd’hui.

Malgré un pessimisme ambiant au mois de Septembre, les fondamentaux macroéconomiques poursuivent leur amélioration dans les économies développées. En Europe, on observe toujours une expansion des indices d’activité et des indices de confiance aussi bien chez les consommateurs que les entreprises. Au Japon, zone particulièrement sensible au cycle mondial, l’indice de confiance des entreprises résiste aussi bien sur le secteur manufacturier que sur celui des services. Par ailleurs, en Chine, le recul du PMI manufacturier est moins important qu’anticipé et l’indice ressort à 49.8, tout proche des 50 points qui sépare une contraction d’une expansion de l’activité.

Cependant, la lecture encore complexe des intentions de la Fed continue d’agiter les marchés. Alors que Janet Yellen a indiqué une hausse de taux en 2015 si les données économiques restaient inchangées, les chiffres de l’emploi de Septembre sont ressortis largement en dessous des attentes vendredi. Avec seulement 142 000 créations de postes contre 203 000 attendues et une révision à la baisse des statistiques des deux mois précédents, la dynamique du marché de l’emploi s’affaiblit. De plus, le nouveau recul du taux de participation, qui mesure la proportion de personnes en âge de travailler occupant ou recherchant activement un emploi, est tombé à 62.4%, son plus bas niveau depuis 1977. Par conséquent, les marchés s’attendent à ce que la Fed patiente encore quelques mois. Dans ce contexte les indices respirent un peu, un report de hausse de taux pour des raisons domestiques semble en effet plus rassurant que des préoccupations sur la croissance mondiale. En définitive, l’heure est aux calculs en ce début Octobre. Alors que les économies développées poursuivent toujours leur expansion, les marchés intègrent encore un scenario très pessimiste…

Voici un point sur la gestion de nos fonds :

Optimum

Les performances sont arrêtées au Jeudi 1er octobre en raison du calcul de VL à J+2 nécessaire pour éviter le décalage entre la valorisation des futures et celle des OPCVM sous-jacents. Sur la période, la valeur liquidative reste relativement stable, en baisse de 0.49%. La stratégie de Portage Obligataire est toujours sous pression, et contrairement à la semaine dernière, la contribution de l’Alpha Portable est elle aussi négative. Au sein de la stratégie d’Alpha Portable ce sont les fonds investis en actions Japonaises qui ont affiché les plus fortes contributions positives. Au cours de la semaine nous avons renforcé notre position sur l’obligation BPCE 4.75% Call 2016 dont le profil très solide offre un couple rendement/risque particulièrement intéressant. La performance depuis le début de l’année du FCP Optimum est de +1.90% alors que son objectif de gestion, l’EONIA+1% est en progression de 0.70% sur la même période. Les encours sont de 20.3 mln d’euros.

Taux Réels Européens

Au cours de la semaine, la performance est de -0.12%. Compte tenu des derniers investissements, le portefeuille est investi sur une notation moyenne proche de BBB, une sensibilité de 4.3 et un écart de taux de 2.8% par rapport à l’Allemagne. Le rendement réel du portefeuille augmente pour s’inscrire à 2.84%. Le rendement et la réduction de ce spread dans le cadre de la politique monétaire accommodante de la BCE est le principal moteur de performance du fonds.
La performance depuis le début de l’année du FCP Taux Réels Européens est de -0.15% contre +1.80% pour son indice de référence. Les encours s’inscrivent à 44.1 mln d’euros.

Amaïka 60

Sur la semaine, la VL du FCP Amaïka 60 baisse de 0.10% alors que dans le même temps, les actions internationales (dividendes réinvestis) exprimées en euros reculent de 0.04% et que l’Eurostoxx50 dividendes réinvestis perd 0.75%. La performance hebdomadaire est pénalisée par nos investissements obligataires du fait de l’écartement de spreads qui a affecté les obligations privées en général et celles du secteur bancaire en particulier. Nous n’avons pas réalisé d’opération significative au cours de la semaine. L’exposition action est donc restée stable, à 54% du portefeuille. La performance depuis le début de l’année du FCP Amaïka 60 est de +1.61%. Les encours sont de 30.5 mln d’euros.

Résilience

La VL est calculée en J+2 (comme Optimum) pour éviter le décalage entre la valorisation des futures et celle des OPCVM sous-jacents et les performances sont arrêtées au 1er octobre. Au cours de la semaine, la performance est de -0.43% alors que dans le même temps, l’Eurostoxx50 dividendes réinvestis progresse de 1.70% et les actions internationales exprimées en Euros (dividendes réinvestis) de 0.88%. Au cours de la semaine, nos expositions aux fonds R Parus et Pictet Security sont  les principales contributions positives. Nos expositions aux fonds JPM Global Healthcare, Taux Réels Européens et IPAM Balanced sont  les principales contributions à la baisse de la valeur liquidative du portefeuille. L’exposition aux actions du portefeuille s’inscrit à 31%. La performance depuis le début de l’année du FCP Résilience est de +4.8%. Les encours sont de 17.1 mln d’euros.

Altiflex

Sur la semaine, Altiflex perd 1.06 % alors qu’en même temps, le marché des actions internationales (dividendes réinvestis) exprimé en Euros recule de 0.04%. Les reculs des titres Apple et Electronic Arts ont pesé sur la performance du portefeuille et malgré le fort rebond du Japonais Nitto Denko, de Medtronic et du Suédois SKF, la sélection de titres a contribué négativement à la performance. Les fonds détenus en portefeuille sont quant à eux restés assez stables sur la semaine et ne contribuent donc que marginalement au résultat. La surexposition du portefeuille, mise en place depuis plusieurs semaines n’a pas non plus été payante sur la semaine, les marchés restant relativement stables d’un vendredi à l’autre. En termes d’opérations, nous avons renforcé l’industriel japonais Fuji Heavy, équipementier automobile et aéronautique et propriétaire de la marque Subaru. L’exposition aux marchés actions est restée stable à 130%. La performance depuis le début de l’année s’établit à -0.93% contre +0.29% pour son indice de référence (50% MSCI Monde dividendes réinvestis/50% EONIA Capitalisé). Les encours sont de 12.3 mln d’euros.

Maxima

Sur la semaine, la valeur liquidative du FCP Maxima cède 0.66% alors que dans le même temps, l’indice Eurostoxx50 dividendes réinvestis est en baisse de 0.75%. Contrairement à la semaine passée, le portefeuille bénéficie cette fois du retard de valorisation de certains des fonds sur lesquels il est investi. Ainsi, malgré un niveau de surexposition relativement élevé, Maxima n’amplifie pas le recul hebdomadaire grâce à une contribution positive des fonds BG Long Term Value et Allianz Euroland Equity Growth. Au niveau des titres vifs, on notera le rebond de Total et la bonne tenue de Deutsche Post en Allemagne qui permettent de compenser les reculs sensibles sur les valeurs du secteur des Telecom, Orange et Deutsche Tel. Nous avons d’ailleurs renforcé cette dernière sur repli en fin de semaine et nous avons aussi à nouveau renforcé l’assureur Axa qui devient ainsi la principale ligne du portefeuille.
L’exposition aux marchés actions est restée stable à 130%. La performance du FCP Maxima depuis le début de l’année est de +7.21% contre +0.29% pour l’Eurostoxx50 dividendes réinvestis. Les encours sont de 5 mln d’euros.

N.B : Les performances et réalisations du passé ne constituent en rien une garantie pour des performances actuelles ou à venir. Elles ne sont pas stables dans le temps.