Point Hebdo : Une transition lente et incertaine…

La transition économique de la Chine sera lente et pavée d’à-coups qui feront vaciller les investisseurs entre «hard landing» et « soft landing» au gré des publications macroéconomiques. Depuis le début de l’année, c’est le scénario de l’atterrissage brutal «hard landing» qui est privilégié, favorisant excès et volatilité. Avec un contexte géopolitique favorable à la spéculation sur l’effondrement du pétrole (surabondance de l’offre), les craintes de déflation reviennent sur le devant de la scène. D’autant plus que le principal rempart contre celle-ci, les banques centrales, ont quelque peu perdu en crédibilité en décembre dernier avec l’intervention mitigée de Mario Draghi suivi de la première hausse de taux de la Fed. Cependant, dans un environnement économique très sombre où les attentes des investisseurs sont faibles, les surprises positives ont des impacts plus forts. Avec un taux 10 ans allemand à 0.33% (-16 points de base sur la semaine) qui est inférieur à l’inflation en zone euro (0.4%), les solutions d’investissement s’amenuisent et les actifs risqués gagnent en attractivité. Ainsi, sur la semaine, les marchés reprennent un peu de hauteur: le S&P 500 progresse de 1.8%, l’Eurostoxx 50 gagne 0.7% et le Topix japonais s’octroie 4.2%.

En Chine, la baisse du yuan (-1.3% depuis fin 2015) est structurelle et le dégonflement de la valorisation des actions est nécessaire. Les indices actions du pays, qui reculent déjà de 25% depuis le début de l’année, semblent encore trop chers de 40% par rapport à la double cotation de certains titres à Hong Kong. Pour que la confiance revienne, il sera nécessaire d’observer un ralentissement puis un arrêt des sorties de capitaux, et ce pour de bonnes raisons (c’est-à-dire une plus grande confiance dans l’économie et non pas à cause de mesures coercitives des autorités). Pour le moment, les indices PMI de janvier publiés ce matin ne sont pas de nature à inverser la tendance actuelle.

Après une hausse de taux de la Fed et une intervention peu convaincante de la BCE en décembre, les marchés ont quelque peu perdu confiance dans la capacité des banques centrales à adapter leur politique au nouvel environnement. Cependant, celles-ci reviennent sur le devant de la scène avec la ferme intention de remplir leur mandat de stabilité des prix, et parviennent ainsi à calmer le jeu. Ainsi, après la BCE qui a surpris en suggérant un nouvel assouplissement en mars prochain, la banque du Japon a surpris positivement vendredi matin en abaissant directement son taux de rémunération des dépôts à -0.1%.

Outre-Atlantique, les statistiques publiées depuis le début de l’année dressent un portrait mitigé. Comme en Chine, la question centrale réside dans la capacité du secteur des services à résister au ralentissement des indices manufacturiers. Cependant, même si un niveau de 55 pour l’indice ISM des services ne semble plus soutenable, une bonne résilience de l’activité est attendue. En effet, les difficultés du secteur manufacturier sont liées essentiellement à la très nette hausse du dollar face aux principales devises ainsi qu’à la forte baisse du prix du pétrole qui impacte une industrie qui a connu une croissance rapide ces cinq dernières années. Par ailleurs, deux facteurs parviendront à soutenir la consommation: la poursuite de l’amélioration du marché du travail et la progression du revenu des ménages. Cependant, l’augmentation des salaires qui découle du plein emploi pèsera sur les marges et donc sur la profitabilité des entreprises. Les prévisions de bénéfices des entreprises US pourraient ainsi de nouveau être revues à la baisse au cours de l’année et notamment au deuxième semestre.

Voici un point sur la gestion de nos fonds :

Optimum

Les performances sont arrêtées au jeudi 28 janvier en raison du calcul de VL à J+2 nécessaire pour éviter le décalage entre la valorisation des futures et celle des OPCVM sous-jacents. Sur la période, la valeur liquidative est en hausse de 0.53%. Les deux moteurs, Alpha Portable et Portage Obligataire, contribuent positivement à la performance de la semaine. La stratégie de Portage Obligataire explique les deux tiers de la progression de la valeur liquidative, bénéficiant pleinement du resserrement de spread sur le High Yield. Au sein de la stratégie d’Alpha Portable, c’est le fonds Fidelity Italy qui réalise la meilleure performance relative. Au cours de la semaine nous avons investi dans l’obligation Europcar 2021 avec un taux de rendement à l’échéance de 4.66%. La performance du FCP Optimum depuis le début de l’année est de -0.95% alors que son objectif de gestion, l’EONIA+1% est en progression de 0.06% sur la même période. Les encours sont de 20.6 mln d’euros.

Taux Réels Européens

Sur la semaine, la performance est de +0.26%. Nous avons maintenu stable l’exposition au marché de la dette privée, ce qui permet au portefeuille de profiter de la reprise actuelle. Le niveau de liquidité/quasi-liquidités du fonds est maintenu élevé à 15% de l’actif. Les investissements restent concentrés sur des maturités allant jusqu’au 5 ans, toujours protégées par l’action de la BCE. La position d’achat de volatilité sur les taux longs allemands est également maintenue.
La performance depuis le début de l’année du FCP Taux Réels Européens est de -1.04% contre 0.20% pour son indice de référence. Les encours s’inscrivent à 39.4 mln d’euros.

Amaïka 60

Sur la semaine, la VL du FCP Amaïka 60 est en hausse de 1.20% alors que dans le même temps, les actions internationales (dividendes réinvestis) exprimées en euros gagnent 1.71% et l’Eurostoxx50 (dividendes réinvestis) progresse de 0.83%. Dans cette deuxième semaine de reprise, le portefeuille bénéficie à la fois de son exposition actions et de l’impact positif du resserrement de spread sur ses investissements obligataires. Ainsi on retrouve parmi les plus fortes contributions positives nos positions sur le Sakura Fund investi en actions japonaises et le FCP Amilton Small Caps sur les petites et moyennes capitalisations françaises. A noter la bonne tenue de nos investissements dans des fonds de performance absolue avec le rebond du FCP H2O Allegro. L’exposition action du portefeuille est restée stable à 50%. La performance du FCP Amaïka 60 depuis le début de l’année est de -5.2%. Les encours sont de 33.3 mln d’euros.

Résilience

La VL est calculée en J+2 (comme Optimum) pour éviter le décalage entre la valorisation des futures et celle des OPCVM sous-jacents et les performances sont arrêtées au 28 janvier. Au cours de la semaine, la performance est de 0.23% alors que dans le même temps, l’Eurostoxx50 dividendes réinvestis progresse de 1.31% et les actions internationales exprimées en Euros (dividendes réinvestis) de 1.26%. Sur la semaine, nos expositions aux fonds Black Rock World Energy, Exane Overdrive et Stock Picking France sont les principales contributions à la hausse de la valeur liquidative du portefeuille. Nos expositions aux fonds Philéas L/S Europe et Argonaut Absolute Return sont les principales contributions négatives. L’exposition aux marchés d’actions a été maintenue à 48%. La performance depuis le début de l’année du FCP Résilience est de -5,36%. Les encours sont de 17.2 mln d’euros.

Altiflex

Sur la semaine, Altiflex gagne 0.49% alors que dans le même temps, le marché des actions internationales (dividendes réinvestis) exprimé en Euros progresse de 1.71%. Les marchés internationaux terminent le mois bien mieux qu’ils ne l’avaient commencé même si le mois de Janvier restera comme l’un des pires premiers mois boursier de l’histoire. Altiflex a souffert cette semaine, relativement au marché, en raison principalement d’une sélection de valeurs sous performante. En effet, la saison de résultats aux États-Unis a généré son lot de surprises, parfois favorables, comme Facebook mais parfois aussi défavorables comme ce fut le cas cette semaine pour SEI Investments, Gilead Sciences ou Electronic Arts, qui impactent toutes significativement la performance du portefeuille. Fort heureusement, la sélection de fonds contribue assez positivement au résultat, grâce notamment au rebond du fonds en actions Japonaises Sakura Fund qui profite du rattrapage du marché nippon sans subir le recul du Yen puisqu’il est couvert contre l’Euro.
Quelques arbitrages cette semaine en portefeuille. Le premier dans la chimie au Japon avec la vente de Nitto Denko et l’achat de Teijin Ltd. Puis un autre dans l’agroalimentaire aux États-Unis avec la vente de Tyson Food pour un achat du Tabatier Reynolds. Pas d’opération par contre au niveau de l’exposition du portefeuille qui reste par conséquent autour de 115%. La performance depuis le début de l’année du FCP Altiflex s’établit à -7.91% contre -2.81% pour son indice de référence (50% MSCI Monde dividendes réinvestis/50% EONIA Capitalisé). Les encours sont de 12.2 mln d’euros.

Maxima

Sur la semaine, la valeur liquidative du FCP Maxima progresse de 0.51% alors que dans le même temps, l’indice EuroStoxx50 dividendes réinvestis gagne 0.83%. Les marchés européens poursuivent donc leur reprise et cette dernière semaine permet de clôturer le mois de Janvier sur une note un peu moins négative. La semaine est décevante pour Maxima qui malgré sa sur exposition, ne parvient pas à surperformer le marché. La sélection de titres est en ligne avec le marché, la reprise de Total ayant compensé le repli de Daimler et Deutsche Post en Allemagne, et la sélection de fonds affiche une belle performance, avec une nouvelle fois, une forte contribution du fonds Amilton SmallCaps. Par contre, la stratégie d’arbitrage mise en place la semaine passée pour parier sur une reprise de l’indice Italien vis-à-vis de l’indice Français a pesé négativement sur le résultat du fait d’une évolution défavorable des indices.
Cette semaine, nous avons renforcé trois positions déjà présentes en portefeuille avec le consortium British Airways-Iberia, l’équipementier de sport Finlandais Amer Sports et le Français Air Liquide dans la chimie. Nous n’avons pas modifié l’exposition du portefeuille au marché actions qui reste donc autour de 115%. La performance depuis le début de l’année du FCP Maxima s’établit à -8.53% contre -6.67% pour l’Eurostoxx50 dividendes réinvestis. Les encours sont de 8.2 mln d’euros.

N.B : Les performances et réalisations du passé ne constituent en rien une garantie pour des performances actuelles ou à venir. Elles ne sont pas stables dans le temps.



    


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